Bonne copie

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 09:48

Précisons tout de suite que nous voulons parler ici des œuvres dans leur dimension esthétique (ce qui entre en rapport avec nos sensations de spectateurs) : l’utilisation de l’œuvre comme document (sur l’auteur ou sur une époque, une tendance), nous l’excluons d’emblée. A l’exposition Dada de 1920, André Breton se présenta en Homme-sandwich, arborant une « peinture » de Francis Picabia avec ce texte : « POUR QUE VOUS AIMIEZ QUELQUE CHOSE , IL FAUT QUE VOUS L AYEZ VU, ENTENDU, DEPUIS LONGTEMPS, TAS D’IDIOTS ».

 

Il arrive que l’artiste ait l’intention de faire passer un message précis, avec un effet précis sur le spectateur.

Art et politique : l’art engagé (« Guernica » de Picasso ; « El tres de mayo » de Goya)

El tres de mayo

Art et morale : l’art comme édifiant ; l’effet moralisateur de l’art (Molière : je tends an spectateur un miroir ; La Fontaine : l’artiste//moraliste) + le diston « la musique adoucit les mœurs ». Thèse de l’incompatibilité entre la Beauté et la Méchanceté (antithèse : certains des dignitaires nazis les plus inhumains étaient des gens très raffinés, amateurs de grande musique…)

Ressort du film « Orange mécanique » (Kubrick) : la contraste entre la musique et la cruauté de l’action.

 

Cependant, une œuvre peut être mauvaise à force d’être trop didactique (« Le Destin », de Youssef Chahine, réalisateur égyptien)

 

On ne peut réduire les œuvres à un message univoque, à un contenu précis, à une leçon

Toute l’intelligence est cernée par le langage. L’interdiction de nommer signifie l’interdiction de comprendre : l’irréductibilité par rapport à l’intellect.

 L’œuvre d’art puissante est celle qui « me bouge » (me meut // m’émeut) : il y a quelque chose comme un  avant et un après…ce qui ne veut pas dire que je puisse les réduire à un « message ». Les œuvres trop claires, trop univoques, ne laissent pas assez d’espace interprétatif au spectateur.

Il est à noter que les artistes sont quelquefois « dépassés » par leur œuvre : ils n’en maîtrisent que partiellement le sens (dimension inconsciente de l’œuvre)

Baudelaire : théorie de la lacune. Un poème est riche parce qu’il y a une lacune dans son sens. C’est de ce manque qu’il est riche : chacun peut alors l’investir de son interprétation : c’est parce qu’ils en disent PAS ASSEZ et non TROP que les arts nous parlent (mais, du coup, l’œuvre ne diffuse pas une vérité accessible à tous : tout le monde n’accède pas à l’idée incluse dans l’œuvre, alors que dans le cinéma commercial, il est difficile de rater le message qui est simpliste + asséné + répété à l’envie)

Antonin Artaud : l’art est « une fente, ouverte sur l’infini » : ça fait peur : le réflexe de 9 personnes sur 10 est de refermer bien vite la fente. Or, vouloir comprendre, c’est refermer la fente. Pour Artaud, l’œuvre d’art n’est pas faite pour être comprise.

Idéal moderne de l’Art : « l’art pour l’art » : gratuité de l’art : il ne sert à rien = il est sa propre fin.

 

L’art est désintéressé par essence : il est par conséquent irréductible à un but précis aussi bien qu’à un effet précis.

Peut-être le but de l’art est-il de nous rendre plus humains, plus libres, plus « nous-mêmes ». L’effet qu’a sur nous un « chef d’œuvre », c’est de nous donner envie de vivre mieux, plus intensément : peut-on réduire cela à un « enseignement » ? Il y a quelque chose de très étroit, de très réducteur, dans le schéma : « enseignant/enseigné/message ». Ne dépasse-t-on pas alors un prétendu « plaisir de comprendre » vers un « plaisir de ne pas comprendre ». N’est-ce pas ce plaisir-là que l’art peut nous apprendre ?

  Aussi la contemplation esthétique dépasse-t-elle toujours de beaucoup la « leçon à en tirer ». Une idée (intellectuelle) est toujours plus univoque (c’est-à-dire plus pauvre) qu’une œuvre d’art. De plus, l’art (surtout contemporain) vise à abolir toute idée de hiérarchie entre le créateur et l’amateur, rendant sans pertinence l’idée d’un enseignement. Mais on peut dire que la rencontre de l’art est une expérience fondamentale. L’art nous touche parce que, comme le dit Térence : « Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

Alain, dans Propos sur les pouvoirs, à propos des grands artistes : « Je leur sais gré de leur être. Et, par ce chemin, j’essaie de savoir gré à tout homme de son propre être ».

 

 

 

 

 

 

 

Par Scipion l'Africain - Publié dans : Bonne copie
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 10:39

 La conscience est généralement définie comme la faculté de représentation qu'une personne a de soi, elle lui permet de se connaître elle-même, de se forger une identité. L'être humain est donc conscient de « la continuité de son corps et de son moi », ce qui pourrait établir une distinction entre conscience humaine et conscience animale, ces derniers étant par exemple incapable de se reconnaître dans un miroir, incapable de se représenter soi-même. Cependant, on peut se demander si le langage, qui n'est pas présent chez les animaux, permet de distinguer une conscience proprement humaine. Dans cet extrait de Toute vie est résolution de problèmes, Karl Popper montre que cette frontière entre la conscience humaine et la conscience animale n'est pas due à la conscience de soi, mais plutôt à l'existence d'un langage chez les humains. Pour cela, il explique dans une première partie la différence entre la conscience de soi humaine et les comportements animaux, pouvant sembler analogue à certains comportements humain. Dans la seconde partie, Popper montre que la différence ne peut pas être uniquement due à la représentation de soi-même, celle-ci étant dépendante d'une partie de notre mémoire qui peut être endommagée. Dans la dernière partie, il explique enfin que la différence entre conscience humaine et conscience animale est due au langage.

 

 

      Tout d'abord, nous pouvons affirmer que les animaux ont une conscience. Pour montrer cela, Popper explique qu'ils ont « quelque chose d'analogue à la fierté et à l'ambition ». Cependant le mot « analogue » montre bien que ce sont seulement des comportements ressemblants à ceux humains, et qui ne leur sont donc pas similaire en tout points. Pourtant, ces comportements impliquent que celui qui les exécute ait une conscience de soi. En effet, pour être fier, il faut s'aimer soi-même, et pour être ambitieux, il faut être capable de concevoir une représentation de soi-même dans l'avenir. Popper parle aussi d'une capacité animale à réagir à un nom, donc de se concevoir une identité. L'animal pourrait donc avoir quelque chose ressemblant à une personnalité. Quelle est donc la différence entre conscience humaine et conscience animale ?

      D'après Popper, c'est cette assimilation à un nom qui différencie l'animal et l'humain. Tandis que l'animal ne fait que réagir lorsqu'on l'appelle, ce qui pourrait être dû à l'habitude plus qu'à la reconnaissance de ce nom comme son identité, « l'enfant apprend à utiliser son nom pour lui même » et, l'important est là, il peut remplacer son nom par un mot, tel qu'« ego » ou « je », tout en ayant conscience que ce mot le renvoie directement à son « moi ». L'enfant utilise donc le langage pour faire la liaison entre son nom et sa personnalité, son être. C'est grâce à ce langage qu'il comprend la continuité de son corps avec son esprit : contrairement à un animal, il n'est pas seulement conscient d'être assimilé à un nom.

 

 

      Par la suite, Popper entreprend de démontrer que la différence entre conscience humaine et conscience animale ne peut de toute évidence pas être due à la conscience de soi, pour la simple raison qu'il arrive parfois qu'un événement efface cette conscience de soi qu'a un être humain : l'amnésie. Quand un humain devient amnésique, sa mémoire épisodique s'efface. C'est elle lui permet de se rappeler de son nom, de l'endroit où il vit, de se qui fait sa personnalité. Sa conscience de soi serait alors inférieure à celle d'un animal, qui peut toujours retrouver son antre, par exemple. La conscience de soi est en effet lié à la mémoire épisodique, qui n'est donc pas indissociable à l'être humain. La différence entre la conscience animale est la conscience humaine doit donc, d'après Popper, se trouver dans la mémoire procédurale plutôt que dans la mémoire épisodique, celle-ci nous permettant de nous souvenir de la manière de marcher, de manger, et surtout de parler, choses qu'un amnésique n'oublie pas.

      Cependant, cette thèse nous laisse face à une difficulté. En effet, il pourrait être possible que la conscience de soi soit bien la différence entre conscience animale et conscience humaine. Car, malgré que Popper nous dise que la conscience de soi d'un amnésique est inférieure au niveau normal de la conscience de soi animale, celui-ci ayant tout oublié de sa vie et de son identité, il est possible de reconstruire cette identité grâce à un apprentissage approprié. Et ceci, un animal n'en est pas capable. La conscience de soi humaine demeurerait donc supérieur à celle animale. Cependant, cette remarque ne peut permettre d'aboutir à une différenciation systématique de chaque conscience humaine et animale. En effet, la distinction entre hommes et animaux ne peut de toute évidence se trouver dans la mémoire épisodique, car elle ne peut pas dépendre d'un facteur contingent. Cette différence entre conscience humaine et animale ne peut donc pas uniquement se trouver dans la conscience de soi.

 

 

      Dans la dernière partie du texte, Popper annonce clairement que la conscience humaine est supérieure à la conscience animale, car l'Homme est doué de langage. C'est lui qui nous permet de faire preuve d'introspection, de comprendre qui nous sommes, de formuler des théories et d'argumenter nos idées, choses que les animaux ne peuvent faire, puisqu'ils en sont dépourvu. Le langage joue donc un rôle plus important que l'intelligence dans la conscience, certain animaux étant doués d'intelligence, mais ayant quand même une conscience de inférieure à la conscience de soi humaine.

 

 

      Nous pouvons donc conclure en disant que ce qui permet de distinguer une conscience proprement humaine est le langage, et non la conscience de soi que nous pouvons retrouver chez les animaux, à un stade certes moins évolué que celui de la conscience de soi humaine, mais présente quand même. La raison pour laquelle la conscience de soi ne peut être la différence entre la conscience humaine et la conscience animale est qu'elle est liée à la mémoire épisodique, qui peut disparaître chez certains individus, les amnésiques. Il faut donc que cette différence se trouve dans la mémoire procédurale, qui perdure même chez les amnésiques. Comme le langage fait partie de cette mémoire, c'est donc la différence entre conscience humaine et conscience animale, d'après Popper. Cependant, Popper est parti du principe que les animaux n'étaient pas doué de langage. On ne peut pas affirmer ceci pour toutes les espèces animales : il est en effet bien connu que certains volatiles tels que les mainates ou certaines espèces de perroquets arrivent à parler. Bien que certains ne fassent qu'imiter les sons humains sans les comprendre, d'autres, comme les psittacidés, sont capables d'associer les mots à leurs signification. On peut donc se demander si après avoir affirmer que le rire était le propre de l'homme, et s'être rendu compte que c'était faux, il n'en serait pas de même avec la parole, ce qui remettrait donc en cause la théorie de Popper.

 

 

 

Par Scipion l'Africain - Publié dans : Bonne copie
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 09:36

« Il n'y a pas de satisfaction qui d'elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau. Or c'est une entreprise difficile d'obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d'objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l'objet atteint, qu'a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s'être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d'être revenu à l'état où l'on se trouvait avant l'apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c'est le besoin tout seul, c'est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu'indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée, qu'elles ont chassées tout d'abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n'en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu'il n'en pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bonheur qu'ils nous donnent, c'est d'écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s'offre à nous. »

Schopenhauer – Le Monde comme volonté et comme représentation

 

 


Je vous livre ici le commentaire de Marion, mes "grains de sel" sont rajoutés en rose fluo. Il est possible que j'ai laissé quelques fautes d'orthographe.

 


  Dans cet extrait dMonde comme volonté et représentation, Schopenhauer nous (=NON) expose sa thèse selon laquelle le désir est la source de toute satisfaction et que cela nous mène à n’être jamais pleinement satisfait. Il s’interroge sur la façon dont nous pouvons éprouver un sentiment de satisfaction et sur l’importance que joue une certaine forme de douleur, de manque, dans la quête du bonheur. Cela nous amène à nous poser la question suivante : Doit-on satisfaire nos désirs et le peut-on ?

Dans un premier temps nous verrons que pour Schopenhauer, il n’y a pas de satisfaction sans désir préliminaire, dans un deuxième temps nous montrerons qu’il n’y a pas pour lui de pleine satisfaction possible et enfin, nous nous demanderons s’il ne peut pas y avoir une autre forme de satisfaction, de plaisir, qui ne nécessite pas de désir originel.

 

Pour Schopenhauer, il ne peut y avoir de satisfaction sans désir. C’est d’ailleurs par cette affirmation que commence l’extrait : « Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance ». Il faut tout d’abord ressentir un manque, un besoin, une privation en somme, qui nous amène à désirer. Et dès lors que ce désir est satisfait, vient la jouissance, le plaisir. Ce serait d’après lui l’unique façon d’accéder à la satisfaction : autrement dit, au bonheur (eh non, car ce que Schopenhauer suggère, c'est justement qu'on n'accède jamais au bonheur). Le contentement ne serait alors « qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin ». Par douleur, l’auteur entend un manque, un désir insatisfait qui cause notre mécontentement, « trouble notre repos ». Au delà du désir, il y aurait donc une souffrance, et l’on ne serait heureux qu’une fois la souffrance disparue.

Malgré tout, dans la suite du texte, Schopenhauer expose sa vision pessimiste des choses (OUI!) : pour lui, il n’y a pas d’entière satisfaction. Autrement dit, nous ne sommes jamais pleinement heureux.  En effet, si la jouissance nécessite un désir, une fois ce désir assouvi, il n’y a plus de jouissance : le fruit de notre désir obtenu, le désir en lui-même disparait. Nous revenons à l’état dans lequel nous étions avant l’apparition du désir, un état d’ennui, de manque, et donc de souffrance (sauf que l'ennui et le manque ne relèvent pas du même diagnostic) La satisfaction apportée est donc minime comparée à la violence du désir qui nous possédait (oui: disproportion)

 

Le véritable bonheur, la pleine satisfaction est donc inaccessible. Le désir, qui semble être une promesse de jouissance une fois assouvi, nous ramène finalement à la souffrance. Le désir est il toujours un besoin, un manque ? Et a-t-on finalement besoin de désirer ?

 L’état de jouissance se trouve-t-il alors dans le simple fait de désirer ? Dans l’attente, l’espoir et l’excitation qu’il apporte ?  Pour l’auteur, nous ne connaissons le bonheur qu’indirectement, par réminiscence. Une fois le désir assouvi, « il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance » pour s’apercevoir que l’on est heureux. La douleur et l’ennui qu’il nous reste après que le désir eut été assouvi étant moindre comparé à la souffrance apporté par le désir lui-même, il nous faut nous souvenir de l’épreuve passée et comprendre que ce que l’on ressent une fois le désir satisfait est un moindre mal à côté de la souffrance provoquée par le désir lui-même (TB) C’est à ce moment là que l’on éprouve une certaine forme de satisfaction, imparfaite.

  De même, nous ne savons pas reconnaitre les éléments de nos vies qui participent à notre bonheur, « Il faut les perdre pour en sentir le prix ». C’est quand ce qui fait notre satisfaction disparait et vient à nous manquer que l’on s’aperçoit que cela faisait notre bonheur.

Schopenhauer en vient donc à dire que « le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive ». Pour lui, tout ce qui cause notre souffrance dans nos vies est aussi ce qui cause notre plaisir. C’est lorsque l’on est dans un état de manque que l’on est capable de reconnaitre la jouissance et ce qui l’apporte.

 

Mais est-on toujours obligés de désirer pour atteindre un état de jouissance ? N’y a-t-il pas d’autres formes de satisfactions qui ne découlent pas d’un désir personnel ? Le plaisir ne peut-il pas naître de moments de sensations qui ne sont en aucun cas liés à une frustration ? (la bonne distance que Marion a par rapport au texte lui permet de faire ce genre de commentaire pertinent) On peut parfois ressentir un émerveillement devant quelque chose de beau à nos yeux, telle qu’un œuvre d’art, un paysage, ou une émotion déclenché par une rencontre littéraire, sans avoir auparavant désirer quoi que ce soit. Des situations de hasards, d’imprévus, qui provoquent notre émerveillement ou qui nous font rire ne nous apportent t-ils pas une forme de satisfaction passagère mais non liée à un quelconque désir ?

 

Schopenhauer nous expose donc sa vision du bonheur (plutôt: sa thèse sur l'impossibilité du bonheur), entièrement liée au désir et au manque. Il nous montre que la jouissance nous vient toujours d’une frustration et que l’on n’accède jamais à une pleine et entière satisfaction. Cependant nous pouvons nous demander si cela ne concerne pas qu’une certaine forme de satisfaction et de jouissance. Et d’autre part, lorsque nous décidons de nous contenter de ce que nous possédons et que nous cessons de désirer toujours plus et toujours mieux, n’est-ce pas à ce moment là que nous trouvons le véritable bonheur ?

 

 

 

 

 

Par Scipion l'Africain - Publié dans : Bonne copie
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